Artelys a utilisé le modèle Artelys Crystal Super Grid. Concernant les technologies renouvelables, les projections de coûts d’investissement les plus récentes ont été prises en compte ; des solutions de flexibilisation de la demande ont aussi été modélisées. Artelys Crystal Super Grid optimise conjointement les investissements dans les technologies renouvelables et les solutions de flexibilité, ainsi que le dispatch au niveau européen des moyens de production, réseaux de transmission, flexibilité et moyens de stockage afin que le système soit en mesure de répondre aux besoins d’électricité et de réserves projetés pour 2030.

Dans le scénario de base, correspondant à l’implémentation des politiques et mesures contenues dans le paquet «Clean Energy for All Europeans» (CEP), les technologies renouvelables contribuent à hauteur de 55% de la production nette d’électricité. L’analyse montre que cette part peut passer à 61% si les Etats Membres réduisent la puissance installée du charbon et du nucléaire, et qu’ils mettent en place des conditions permettant un déploiement adéquat de technologies de gestion active de la demande. Cette transition accélérée vers un système fortement renouvelable est neutre en termes de coûts (voire légèrement positive), tout en faisant fortement diminuer les émissions de CO2 (67% en deçà des émissions de 1990) et en créant de l’ordre de 65 000 emplois.

La présentation publique de cette étude s’est déroulée à Bruxelles le 21 Novembre 2017 en présence de Maroš Šefčovič (Vice-Président de la Commission Européenne), Laurence Tubiana (PDG d’ECF) et Claude Turmes (Député européen).

Cette étude fournira un éclairage particulièrement utile lors des débats sur l’adoption du CEP et relatifs à la priorisation des projets d’infrastructure à l’échelle européenne, et informera les discussions dans les Etats Membres sur la faisabilité et les impacts d’un renoncement partiel au nucléaire et au charbon.

Cette étude a été commanditée par European Climate Foundation, conduite par Artelys et supervisée par un groupe d’organisations incluant E3G, Regulatory Assistance Project, BPIE et WWF.

Le rapport complet est disponible ici.